10 conseils pour préparer et réussir l’ascension du Mont Blanc
4810 mètres : ce n’est pas rien ! J’ai l’habitude de faire des randonnées en montagne mais je n’avais jamais dépassé les 3000 mètres ni fait d’alpinisme. Le Mont Blanc comme premier sommet, c’est possible, à condition de respecter ces quelques conseils précieux afin de faire de ce rêve une réalité.

On ne va pas se mentir, le Mont Blanc est loin de la balade de santé et n’est pas un sommet à prendre à la rigolade : on parle de plus de 3000 mètres de dénivelé en moins de 48h dans un environnement hostile et dangereux. Sur les 20 000 alpinistes qui tentent l’ascension chaque année, seulement 50% parviennent à aller jusqu’au sommet (et 30% parmi ceux qui font l’ascension sans guide), et on dénombre plusieurs morts chaque année. Je te livre donc tous mes conseils (dont certains que j’aurais aimé connaître avant !) pour mettre toutes les chances de ton côté et faire partie des personnes qui parviennent à grimper jusqu’au mythique sommet.
Sommaire (dérouler)
Mon récit de l’ascension du Mont Blanc heure par heure
Comment préparer son sac pour l’ascension du Mont Blanc
Mon école de glace sur la mer de glace (en préparation).
1/ Une bonne préparation physique pour travailler son rythme cardiaque
Le Mont Blanc, c’est 3000 mètres de dénivelé positif en 48 heures, et le jour de l’ascension entre 9 et 12h d’effort intense. Pour optimiser sa condition physique et avoir le cardio nécessaire, il faut idéalement prévoir un entraînement 3 mois avant l’ascension à base de footing (de 10 à 15 km) et de vélo (sorties de deux à trois heures) en plaine, deux à trois fois par semaine. Ensuite, il faut continuer ces mêmes sports mais avec un dénivelé de plus en plus important pour muscler les cuisses et les fessiers. Je pense qu’il est également essentiel de prévoir quelques sorties en montagne avec de bons dénivelés les mois précédant l’ascension pour acquérir une bonne endurance. Bien sûr, ce programme dépend forcément des prédispositions sportives et physiques initiales de chacun.


Pour ma part, je dois avouer que je n’ai pas du tout respecté ce programme puisque j’ai décidé de faire le Mont Blanc 3 semaines plus tôt. Je n’ai quasiment jamais couru de ma vie alors j’ai fait 4 ou 5 footings de 30 minutes. Cela est à nuancer car je suis tout de même quelqu’un de plutôt sportive et musclée, ce qui a dû m’aider à tenir le coup. Mais honnêtement, je n’étais pas du tout assez préparée et je m’en suis rendu compte rapidement durant l’ascension : j’étais très souvent à bout de souffle, et je pense que cette ascension fut l’effort le plus intense de ma vie. Franchement, on ne se rend pas compte à quel point c’est dur physiquement jusqu’à ce qu’on le vive. C’est d’ailleurs l’une des raisons principales pour laquelle les gens ne vont pas jusqu’au sommet, donc si je peux te donner un conseil, c’est de respecter ce programme d’entraînement pour booster ton cardio. En étant plutôt sportif, on peut certes réussir l’ascension sans un programme d’entraînement complet, mais plus on s’entraîne avant, plus l’ascension s’effectuera avec aisance (et plus tu auras de chance d’aller jusqu’au bout).

Au-delà de la préparation, il est indispensable d’acquérir une bonne endurance et d’être capable de marcher pendant de longues heures, avec des dénivelés importants. Concernant les sorties en montagne, j’ai fait 2 belles randonnées avec dénivelés les semaines précédant mon ascension (à basse altitude, de 5 heures, dans les Gorges du Verdon et dans le Jura) et 2 randonnées la semaine de mon ascension en moyenne montagne vers Chamonix (avec bivouac en altitude, et donc un certain poids dans le dos).
2/ Un apprentissage des techniques d’alpinisme avec une école de glace
Pour faire l’ascension du Mont Blanc, il faut maîtriser l’utilisation du piolet et des crampons et savoir s’encorder correctement. Je n’avais jamais eu ce matériel dans les mains jusqu’alors, et pour apprendre les bases rien de mieux qu’une école de glace pour s’initier à toutes ces techniques inconnues. J’ai réalisé mon école de glace en une journée sur la Mer de Glace et je te raconte cette journée en détail dans cet article.
J’ai eu de la chance car j’ai appris assez vite les techniques et j’ai su me débrouiller rapidement. L’école de glace est une bonne base mais ce ne sera pas forcément suffisant si ce n’est pas intuitif dès le début pour toi ou que les conditions météorologiques ne sont pas optimales lors de ton ascension du Mont Blanc (ce qui nécessite naturellement des compétences techniques plus poussées).
Raison pour laquelle je te conseille de faire un autre sommet en haute altitude plus facile une fois ton école de glace réalisée pour t’entraîner dans de vraies conditions, te préparer à la progression en cordées et t’appréhender au matériel. De nombreux organismes proposent d’ailleurs des stages de 5 à 6 jours avec un sommet avant le Mont Blanc : ça peut être une formule intéressante. C’est également l’occasion de t’acclimater à l’altitude quelques jours avant (voir conseil numéro 3). Cependant, c’est aussi prendre le risque d’arriver au Mont Blanc fatigué pour l’ascension après un stage d’une semaine.

Je te conseillerais plutôt de faire cet autre sommet quelques semaines avant ton ascension du Mont Blanc, c’est aussi l’occasion de tester tes capacités physiques et techniques pour le Mont Blanc : si le sommet est plus facile et que tu n’arrives pas à aller jusqu’au bout, c’est qu’il te faut encore de la préparation avant d’attaquer le Mont Blanc. Autre point de vigilance : une course à 4000 mètres n’a rien à voir avec une randonnée à 2500 mètres, aussi longue et difficile soit-elle. C’est donc un bon moyen de tester ta réaction au « Mal Aigu des Montagnes » dont certains y sont très sensibles (et ne pourront ainsi jamais dépasser les 4000 mètres). Les autres sommets (comme par exemple le Grand Paradis, à la frontière italienne, un sommet que j’ai fait récemment en ski de randonnée et qui se fait très bien en alpinisme) coûtent bien souvent deux à trois fois moins cher que le Mont Blanc : ça peut donc être un bon test avant de dépenser 1600€ pour le Mont Blanc, mais aussi une belle sortie d’entraînement et une superbe expérience.
3/ Une acclimatation en altitude les jours précédant l’ascension pour éviter le mal des montagnes
La dernière phase de préparation consiste à s’acclimater en altitude juste avant la date de l’ascension, pour éviter le mal des montagnes. Le mal des montagnes est dû au déficit en oxygène ressenti en haute altitude. Les symptômes comprennent des maux de tête, une fatigue, des nausées ou une perte d’appétit, une irritabilité, et dans les cas plus graves, un essoufflement, une confusion et même un coma. Pour s’acclimater il est nécessaire de passer du temps en altitude (le mieux étant d’y dormir) dans les jours précédant le sommet pour que le corps ait le temps de s’adapter au manque d’oxygène.


N’ayant pas pris de stage avec un sommet sur les premiers jours de la semaine (et une nuit en haute altitude pour m’acclimater), j’ai fait quelques randonnées et nuits en bivouac pour m’acclimater à l’altitude :
Nuit 1 : nuit en bivouac à 1620m près du Refuge de Varan
Nuit 2 : nuit en bivouac à 2350m au Lac Blanc (mon article sur cette magnifique randonnée et mon bivouac en altitude ici)
Nuit 3 et 4 : nuit à Chamonix (1100m) dans cet hôtel la veille et le soir de mon école de glace (important d’être en forme et les nuits en bivouac ne sont pas forcément de tout repos) / journée à 1900m sur la Mer de Glace
Nuit 5 : nuit en refuge à Tête Rousse à 3800m (fait partie de l’ascension du Mont Blanc)
Je n’ai eu aucun symptôme se rapprochant du mal des montagnes. Il faut savoir que c’est également une des raisons fréquentes pour laquelle les personnes abandonnent, et si ces symptômes arrivent, il ne faut pas lutter et continuer sa progression car cela peut être très dangereux et aller jusqu’à causer la mort.
4/ Un équipement léger, confortable et de qualité
Il est essentiel d’avoir :
- Plusieurs couches de vêtements chauds et respirants. Durant l’ascension, on peut passer d’une température de 30°C dans la vallée à -15°C au sommet, parfois plus froide encore avec les rafales de vent. Ainsi, il faut privilégier la technique de l’oignon avec plusieurs couches qui seront accumulées au fur et à mesure de la montée. Rappelle-toi que le froid peut aussi être une raison d’échec à aller jusqu’au sommet.
- Du matériel technique de qualité : non seulement tu lui confies ta vie mais il facilitera également grandement ton ascension. Si tu as un petit budget, je te conseille ce piolet, ce baudrier, ces crampons et ces chaussures d’alpinisme.
- Un sac léger qui ne contient que l’essentiel : le poids est l’ennemi numéro un en alpinisme. Exit donc tous les accessoires superflus qui ne sont pas indispensables. Petit conseil bon à savoir : une fois au refuge du Goûter, je te conseille de vider toutes tes affaires inutiles à l’ascension dans des bacs disponibles sur place pour continuer la montée jusqu’au sommet en étant le plus léger possible !

Clique ici pour voir tout l’équipement à prévoir (dérouler)
- Des chaussures d’alpinisme : il faut des chaussures d’alpinisme en cuir cramponables, imperméables et thermiques de type La Sportiva Népal Top ou Nepal Extreme avec des semelles rigides (évite les chaussures de randonnée type Meindl). Si tu as un petit budget, je te conseille ces chaussures d’alpinisme Decathlon.
- Des bonnes chaussettes : trois grosses paires de chaussettes (comme celles-ci) dont une chaude et technique pour l’ascension comme celle-ci.
- Des guêtres : les guêtres complètent la protection thermique des chaussures et protègent le pantalon d’alpinisme.
- Des gants : prends des gants de haute-montagne (gants épais type gants de ski) et des sous-gants légers (à mettre sous les gants épais lorsqu’il fait froid mais également seuls lorsqu’il fait bon pour éviter les frottements avec la corde ou les rochers) ; j’ai investi récemment dans ces gants chauffants et c’est le meilleur investissement que j’ai fait, ça me change la vie moi qui ai toujours froid aux mains (je les mets également au ski), mais des gants de ski chauds classiques feront très bien l’affaire si tu n’es pas particulièrement frileux (pense à prendre des chaufferettes au cas où).
- Un pantalon : un pantalon d’alpinisme (et un collant technique pour l’ascension).
- Plusieurs couches pour le haut du corps : privilégie les vêtements légers, techniques et respirants, idéalement il faut 5 couches :
→ des t-shirts manches courtes en fibres synthétiques (pas de coton, séchage très lent) comme celui-ci (en Capilène, Patagonia) ou celui-ci (Odlo) (un par jour)
→ sous-vêtements techniques thermiques à manches longues (un par jour)
→ une polaire chaude ou un pull en laine mérinos (la seule laine qui respire et régule la transpiration)
→ une doudoune synthétique ou en plume d’oie (je te conseille la marque Peak Performance ou Patagonia, les deux marques que j’ai et dont je suis très satisfaite)
→ une veste coupe-vent
- Un bonnet : couvrant les oreilles, et sur lequel on peut mettre le casque (pas de pompom !), comme celui-ci. La capuche du coupe-vent doit compléter la protection.
- Un buff : j’ai pris un buff léger autour du cou (j’ai celui-ci très léger en laine mérinos qui est top) ainsi qu’un tour de cou en polaire chaud (je me suis servie des deux en fonction de la température)
- Une cagoule : j’avais pris une cagoule que j’utilise lorsqu’il fait très froid au ski mais je ne m’en suis pas servie. Je suis très frileuse et je préfère être couverte en cas de mauvais temps. S’il ne fait pas trop froid et qu’il ne pleut pas, un bonnet et un buff en polaire suffisent amplement.
- Un masque de ski : très utile les jours de vent ou de pluie
- Un casque léger d’alpinisme, comme celui-ci de la marque Petzl, référence en alpinisme, qui est très bien
- Un baudrier et 2 mousquetons à vis ; comme ce baudrier Petzl ou ce baudrier Decathlon
- Un piolet (60 cm maximum) ; également celui de Petzl est top. Tu as également ce piolet Decathlon qui est très bien.
- Une paire de crampons avec antibottes (ils permettent d’éviter que la neige ne stagne sous tes crampons d’alpinisme) ; comme cette paire-ci. Ces crampons Decathlon sont aussi top.
- Des bouchons d’oreilles et un masque pour les yeux pour les nuits en refuge : tu seras bien content(e) de ne pas les oublier !
- Quelques barres de céréales pour l’ascension (dans les refuges, il est possible d’acheter des snacks donc ne te charge pas inutilement)
- Une bouteille d’eau pour le premier jour, ensuite achète sur place en refuge. C’est cher (entre 6 et 7€ la bouteille) mais je préfère mille fois acheter une bouteille d’eau qu’alourdir mon sac…
Vêtements nécessaires, matériel technique indispensable (et où le louer), accessoires utiles… je te liste tout dans mon article dédié à ce sujet : Préparer son sac pour l’ascension du Mont Blanc.
5/ Choisir la voie et la durée de l’ascension qui correspond à ton niveau

Il y a plusieurs voies pour monter jusqu’au Mont Blanc :
- La Voie Normale (ou Voie Royale) par le refuge du Goûter : fréquentée par 80% de ceux qui grimpent le sommet
- La Voie des 3 monts réservée aux initiés et confirmés
- La Voie Italienne également réservée aux initiés et confirmés
J’ai fait pour ma part la Voie Normale qui passe par le Nid D’Aigle, le Refuge Tête Rousse et le Refuge du Goûter. Là encore, plusieurs options :
- Le « One shot » depuis la vallée de Chamonix (4000 mètres de dénivelé d’une traite) pour les très grands sportifs voire les professionnels
- En 2 jours : J1 : Montée jusqu’au Refuge du Goûter et Nuit au Refuge du Goûter / J2 : Ascension et descente jusqu’en bas
- En 3 jours : J1 : Montée jusqu’au Refuge Tête Rousse et Nuit / J2 : Ascension et Nuit au Refuge du Goûter / J3 : descente en bas
J’ai quant à moi opté pour l’option en 3 jours pour plusieurs raisons :
- On équilibre l’effort sur 3 jours (avec un effort intense en Jour 2) vs. 2 lourdes journées intenses (déjà que c’était très dur, je n’ose même pas imaginer si j’avais réduit cet effort sur 2 jours)
- Certaines personnes supportent mal la nuit en altitude au Goûter (qui est tout de même à 3835 m d’altitude), je préférais donc faire cette nuit après l’ascension plutôt qu’avant (et prendre le risque de ne pas dormir de la nuit)
- L’option 2 jours nécessite de se lever à 2h du matin le jour de l’ascension (vs. 4h30) : 2h30 de sommeil précieuses qui permettent de se donner des forces pour l’ascension
- Le passage du Couloir du Goûter (très dangereux car de nombreuses chutes de pierres mortelles) est beaucoup moins dangereux lorsqu’il est pris tôt le matin et que les températures sont encore très froides. Avec l’option 2 jours on traverse ce couloir dans l’après-midi alors qu’avec l’option 3 jours on traverse ce couloir tôt le matin.


Tu l’auras compris, opter pour la Voie Normale en 3 jours maximise les chances de réussite (et de revenir en un seul morceau…) et c’est celle que je te conseille ! C’est d’ailleurs l’option qui est de plus en plus prisée par la plupart des alpinistes (notamment pour des raisons de sécurité pour la dernière raison évoquée).
6/ Ne pas sous-estimer l’importance d’un bon guide et partenaire de cordée
Pour ma part, je suis passée via un organisme (Odyssée Montagne) pour deux raisons : je m’y suis prise au dernier moment (les organismes bookent en avance des places dans les refuges ce qui permet de se décider quelques semaines avant même lorsque les refuges sont déjà complets) et j’étais seule (ils se sont chargés de me trouver une partenaire de cordée pour diviser le prix par 2).
L’inconvénient c’est que tu ne choisis pas ton guide. Si tu passes en dehors d’un organisme, tu peux choisir ton guide. Et crois-moi, le choix du guide n’est pas à prendre à la légère. Bien sûr il doit être un alpiniste expérimenté et formé à la haute montagne, car c’est lui qui te guidera, te corrigera et te préviendra des dangers. Mais pour moi, un bon guide, c’est aussi quelqu’un qui te donne le courage de poursuivre ton ascension avec énergie et bienveillance. C’est ton coach, ton mentor, celui qui te poussera à dépasser tes limites.
Clique ici pour connaître le prix de mon ascension (dérouler)
Chacun a ses préférences en matière de guide (bavard, prudent, rapide, silencieux…) et je pense que pour passer un bon moment il est important que le guide te convienne et qu’il y ait une bonne ambiance. Pour s’en assurer, il peut être intéressant de faire une première course plus simple pour vérifier que le courant passe bien entre toi et lui et que tu peux avoir confiance en lui.

Étant passée par un organisme, mon guide m’a été imposé. Il n’était pas méchant mais pas encourageant, nous stressait lorsque nous étions trop lentes, criait pour dire d’avancer lors des passages compliqués, n’acceptait pas les pauses, et voulait tout simplement arriver le plus vite possible (alors que nous avions le temps, peu importe qu’on monte le Mont-Blanc en 10h ou 15h tant qu’on le montait). À tel point que ma partenaire de cordée a décidé d’abandonner quelques heures avant l’arrivée (elle qui voulait pourtant tant arriver jusqu’au bout). Elle était épuisée. Et notre guide au lieu de la laisser se reposer et nous laisser repartir à un rythme lent, a tout simplement préféré redescendre, jugeant qu’elle n’était plus apte à monter… J’étais dégoûtée…


Mais un miracle s’est produit et j’ai vu monter une cordée de deux (très rare, mais le père de la fille qui montait, Thaïs, avait dû abandonner à l’abri de Vallot, et avait pu redescendre avec des guides suisses qui descendaient au Goûter). J’ai donc rejoint Thaïs et son guide Ben.
Ben était tout l’opposé. Dans la bonne humeur, il nous a motivées jusqu’au dernier pas, n’hésitait pas à faire des pauses pour que l’on reprenne notre souffle, faisait des blagues pour nous remonter le moral et nous encourageait quand on était à deux doigts d’abandonner… On a pu compter sur son soutien et ses conseils et c’est grâce à lui qu’on est arrivées jusqu’en haut ! C’est tout naturellement lui que j’ai d’ailleurs recontacté pour mes ascensions suivantes (Pic Coolidge dans les Écrins, Grand Paradis en Italie…).
Ce qui m’amène à mon deuxième point, le choix du partenaire de cordée. Puisqu’il faut un guide pour 2 alpinistes, il faut trouver quelqu’un pour compléter sa cordée. Il est important d’avoir effectué un ou plusieurs sommets avec ton potentiel partenaire de cordée pour s’assurer que tes niveaux sont plus ou moins similaires. En effet, si l’un des deux doit faire demi-tour, c’est toute la cordée qui doit redescendre… et c’est très dur à digérer lorsque tu peux encore continuer, comme ce fut le cas pour moi. J’ai eu énormément de chance de rencontrer Thaïs et Ben au moment où nous avons fait demi-tour, cela n’arrive quasiment jamais. Encore un énorme merci à eux, sans qui je n’aurais jamais pu aller jusqu’au sommet !
7/ Réserver sa place en refuge en avance
L’avantage de la nouvelle réglementation, c’est qu’on ne peut monter au Mont Blanc sans avoir réservé une nuit au Refuge du Goûter, et ce refuge est limité à 120 personnes : cela permet donc de limiter considérablement le nombre de personnes au sommet, et d’éviter cette impression d’autoroute. Durant l’ascension, nous avons croisé peu de personnes et nous étions seuls sur le sommet. C’est un luxe immense de se retrouver seuls sur le toit de l’Europe. Le revers de la médaille c’est qu’il faut penser à réserver ta nuit au refuge relativement tôt (on ne peut donc pas décider de grimper le Mont Blanc en fonction de la météo du lendemain).


Les réservations se font sur internet et les places sont rapidement prises d’assaut dès l’ouverture publique des réservations (généralement en 2 fois, début avril et mi-mai). L’avantage de passer par un organisme, c’est qu’ils réservent à l’avance des places, ce qui m’a permis d’avoir une place en me décidant trois semaines plus tôt. Tu peux également essayer de voir avec ton guide car un quota de places est réservé aux professionnels, mais cela n’est pas garanti.
Mes bons plans pour économiser de l’argent en voyage (dérouler)
Voilà tous les outils et bons plans que j’utilise pour préparer mes voyages et économiser de l’argent ! Pense à enregistrer ces sites en favoris pour les avoir toujours à proximité.
- Je réserve toujours mes hôtels sur ce comparateur pour bénéficier d’avantages et de réductions.
- J’utilise ce comparateur pour réserver ma voiture au meilleur prix (avec un excellent service client), ce comparateur pour louer un deux-roues et ce site pour louer un van à des particuliers
- Pour réserver mes bus, je vais sur ce site internet qui compare les différentes compagnies de bus et me permet de réserver directement en ligne.
- J’utilise ce comparateur pour réserver mes billets d’avion au meilleur prix et bénéficier gratuitement des salons lounge.
- Je prends toujours une carte e-sim pour éviter le hors forfait et avoir internet en illimité. Une fois achetée, je reçois un code à insérer dans mon téléphone et la e-sim s’active automatiquement quand j’atterris dans le pays. En utilisant ce lien, tu peux bénéficier de -5% sur ta carte e-sim.
- J’utilise une gourde filtrante Humagreen pour éviter d’acheter des bouteilles d’eau et boire l’eau du robinet sans tomber malade. Avec mon code CLAIREXPLORE15 tu as -15% sur ta gourde filtrante.
- Je réserve des free tours pour bénéficier de visites guidée gratuites par des locaux et réserve mes activités en avance pour bénéficier du meilleur prix.
- J’utilise ces accessoires indispensables qui ont révolutionné mon voyage.
- Je n’ai jamais de frais bancaires grâce à ma carte bancaire sans frais à l’étranger et 100% gratuite : j’utilise cette carte.
- J’utilise ce site pour être remboursé jusqu’à 600€ (en quelques minutes) quand mon vol a du retard ou est annulé.
- J’utilise ces lockers pour stocker mon bagage en toute sécurité et aller me balader tranquillement (tu as -15% sur tes deux premières réservations en passant par ce lien ou en utilisant le code CLAIREXPLORE)
- Je ne pars jamais sans une assurance assistance et rapatriement : j’utilise cette assurance qui est top. Tu peux avoir une réduction avec mon code CLAIREXPLORE pour les voyages de moins de trois mois.
- Pour sécuriser ma connexion lorsque j’utilise la WiFi, j’utilise ce VPN (tu peux bénéficier d’une offre en passant par mon lien).
Et pour plus de bons plans et d’astuces voyage, n’hésite pas à t’abonner à mon compte Instagram (@clairexplore)
8/ Bien s’alimenter et s’hydrater
Sur une ascension du Mont Blanc tu dépenses plus de 10 000 calories, il est donc fondamental de bien s’alimenter pour avoir l’énergie nécessaire à l’ascension. Le petit déjeuner est très tôt et n’est pas forcément copieux : prépare donc des barres énergétiques, des fruits secs ou des pâtes de fruits pour les pauses. L’organisme par lequel je suis passée (Odyssée Montagne) nous avait préparé des sandwichs pour le Jour 1 et 2. La demi-pension était également comprise dans les 2 refuges.
Il est très important de s’hydrater, en règle générale quand on fait du sport, mais encore plus à un tel niveau d’altitude. On peut vite oublier de boire quand il fait froid (notamment en Jour 2 durant l’ascension où les températures chutent). Pense à prendre une ou deux grandes bouteilles d’eau (ou remplis ta gourde) au départ. Il est possible d’acheter des bouteilles d’eau au refuge (c’est cher, environ 7€ la grande bouteille mais il n’y a pas d’eau potable et on n’a pas forcément envie de se trimballer 5 kg d’eau depuis le départ…).
9/ Choisir la bonne période de l’année
En saison estivale, la période favorable s’étend de juin à septembre : les refuges sont ouverts et gardés et les remontées mécaniques fonctionnent. De nombreux guides disent qu’il vaut mieux faire l’ascension en juin/juillet car il y a trop de risques de chute de pierres en août/septembre, mais on entend plusieurs sons de cloches. Pour ma part, j’ai réalisé mon ascension début août (je n’étais pas disponible en juillet). Il est également possible de faire l’ascension à skis, à partir du mois de mars jusqu’au mois de mai.


Au-delà du mois, ce sont bien sûr les conditions météorologiques qui détermineront le meilleur créneau pour tenter l’ascension et qui seront aussi un grand vecteur de succès. Cependant, il est difficile de les prévoir à l’avance, il y a donc une bonne part de chance. Pour ma part j’ai eu de la chance car les conditions météorologiques étaient globalement à notre avantage avec un grand ciel bleu une bonne partie de notre ascension, sauf en J3 avec de grosses bourrasques de vents sur des arêtes aériennes…
10/ Avoir un mental d’acier tout en connaissant ses limites
Comme je te l’ai dit, je pense que je n’avais pas les capacités physiques nécessaires pour arriver jusqu’au bout, et je pense sérieusement que tout s’est joué à partir d’un moment au mental. On ne soupçonne pas la capacité du mental à avoir un tel effet sur notre corps. Si tu souhaites faire le Mont-Blanc il faudra être déterminé et motivé comme jamais. Même avec un entraînement solide, tu vas en baver et tu vas devoir dépasser tes limites. C’est en te donnant à fond et en ayant un mental d’acier que tu atteindras le sommet.
J’ai eu de la chance de faire cette aventure dans des conditions favorables : le temps était de mon côté, les températures n’étaient pas trop basses, j’ai relativement bien dormi la nuit… car les conditions météos (froid, vent, neige), la fatigue ou la résistance à l’altitude peuvent aussi affecter le mental et l’énergie, et jouer un rôle prépondérant dans la réussite de l’ascension. Il faudra alors redoubler de motivation. Cependant il faut aussi connaître ses limites et ne pas sous-estimer les premiers signes révélateurs d’un mal aigu des montagnes. Il faut savoir être à l’écoute de son corps si des signes trop importants (nausées, maux de tête…) se manifestent et savoir renoncer. De la même façon, il faut savoir comprendre son environnement (ou a minima écouter son guide et avoir confiance en lui) s’il estime que les risques liés à l’environnement (risque d’avalanche, chutes de pierres…) sont trop importants pour continuer et qu’il faut faire demi-tour.
Mon récit complet de l’ascension du Mont-Blanc pour revivre cette aventure étape par étape.
L’ascension du Mont-Blanc est une expérience incroyable, une aventure unique dans un cadre naturel époustouflant. J’espère sincèrement que ces conseils t’aideront à réussir ce défi de taille et je te souhaite bonne chance pour cette belle ascension !
Voir tous mes articles sur le Mont-Blanc
💛 Tu as aimé cet article ?
Chaque guide que je publie me demande de nombreuses heures de recherche, de tests sur le terrain et d’écriture. Si cet article t’a aidé à préparer ton voyage, trouver des idées ou éviter certaines erreurs, tu peux soutenir ce travail en m’offrant un petit café. C’est une belle manière de m’aider à continuer à créer des guides gratuits et détaillés pour la communauté.
Tu peux aussi soutenir mon travail gratuitement en me suivant sur Instagram : j’y partage les coulisses de mes voyages, mes galères, mes coups de cœur et mes prochaines destinations.
Merci infiniment pour ton soutien ♡
Avant un voyage, il y a toujours des dizaines de petits détails à vérifier… et il suffit d’en oublier un pour compliquer le départ.
Pour t’aider à partir l’esprit tranquille, j’ai créé une check-list gratuite de plus de 100 éléments essentiels à vérifier avant de partir, organisée en 7 catégories clés : documents, santé, sécurité, bagages, applications utiles et derniers préparatifs.
C’est un PDF interactif : tu peux cocher chaque étape au fur et à mesure de ta préparation et être sûr de ne rien oublier avant le jour J.
Télécharge le PDF gratuitement et n’oublie rien !
Tu es en train de planifier ton voyage ?
Voici mes outils de confiance pour organiser et planifier un voyage sereinement. Pour chaque catégorie, je t’ai sélectionné les comparateurs les plus performants, les marques fiables et mes codes promo exclusifs.

Trouver un logement
Je réserve tous mes logements ici : annulation gratuite, tarifs négociés, offres exclusives…

Comparer et réserver un vol
Utilise le code C2YUQC lors de ton inscription pour avoir une réduction et l’accès au lounge

Louer une voiture de location
Le comparateur que j’utilise à chaque fois : fiable, sécurisé et sans mauvaise surprise

Louer un van de location
Location de vans entre particuliers pour des vans équipés, à petit prix

Réserver un trajet
Pour comparer et réserver bus, ferry, train… pour avoir les meilleurs prix du marché

Réserver une activité
Les expériences les mieux notées dans tous les pays du monde, annulation gratuite

Acheter une carte e-sim
Pour éviter le hors-forfait et profiter d’une connexion rapide et illimitée partout dans le monde

Prendre une assurance voyage
Pour partir l’esprit tranquille avec une assurance qui couvre tout

Déposer ses bagages
Pour profiter de sa journée en toute sérénité sans être encombré

Préparer sa valise
Tous les accessoires que j’emporte avec moi en voyage et qui me changent la vie
Certains des liens présents sur cette page sont des liens affiliés : je touche une petite commission si tu réserves via ces liens, sans coût supplémentaire pour toi. Cela m’aide à faire vivre ce blog et à continuer à créer des guides gratuits et détaillés. Alors merci à toi si tu passes par eux ♡




